Évaluer à mi-parcours, le PND 2022-2026, c’est la lourde tâche que se propose un atelier stratégique, ouvert à Brazzaville, le jeudi 4 juin 2026, par Ludovic NGATSE, ministre du plan, de la statistique et de la prospective. En toile de fonds, apprécier les performances du Congo et préparer l’avenir. Organisé par la direction générale du plan et du développement, avec l’appui du <<Programme accélérer la gouvernance institutionnelle et les réformes pour un fonctionnement durable des services>> (PAGIR), cet atelier est très transversal en termes de participants.
Autour de la table, les membres de la coordination technique et du secrétariat technique permanent du Programme National de Développement, les directeurs des études et de la planification, les partenaires techniques et financiers, les acteurs du secteur privé et des organisations non gouvernementales. Ces experts sont appelés à faire « une analyse approfondie des résultats obtenus, des défis rencontrés et des perspectives à envisager pour accélérer l’atteinte des objectifs de développement économique et social du pays », précise un communiqué.
Au cours des travaux seront notamment examinées et validées les conclusions du rapport provisoire d’évaluation, apprécié le niveau d’exécution des programmes et projets prioritaires, identifiées les contraintes qui freinent la réalisation des objectifs fixés et proposés les ajustements nécessaires pour renforcer l’efficacité de l’action publique, a-t-on appris.

Le renforcement de l’action publique à travers ce cadre programmatique qu’est le PND , a été du reste évoqué par le ministre Ludovic NGATSE, dans son allocution d’ouverture : « A travers ce PND, l’ambition était de doter le Congo d’une économie forte, diversifiée et résiliente, pour un développement durable, irréversible et inclusif. Pour y parvenir, le Plan s’est appuyé sur six piliers stratégiques considérés comme porteurs de croissance et d’emplois, à savoir, I ‘agriculture au sens large, L’industrie, les zones économiques spéciales, le tourisme, l’économie numérique et la promotion immobilière ».
Engagé dans une sorte de course contre la montre, la République du Congo fait, en effet, face à de nombreux défis en matière de diversification économique, de transformation structurelle, de développement du capital humain, de création d’emplois ou encore de résilience face aux mutations économiques, climatiques et technologiques.
Commentant cet exercice d’évaluation, le ministre s’est exprimé en ces termes : « L’évaluation est un exercice structuré qui consiste à apprécier, de manière objective, la mise en œuvre d’une politique, d’un plan, d’un programme ou d’un projet, à partir d’un protocole clair, de données fiables et de critères reconnus en la matière. Elle ne se limite pas à constater les écarts entre les prévisions et les réalisations. Elle va bien au-delà. Elle permet d’analyser les causes de ces écarts, d’apprécier la pertinence des choix opérés, l’efficacité des actions menées, l’efficience dans l’utilisation des ressources, les effets produits et la durabilité des résultats obtenus. Dans cette perspective, l’évaluation à mi-parcours du PND 2022-2026 n’est ni un procès, ni une recherche d’échec ».
Les conclusions issues de cette rencontre contribueront à enrichir le rapport final d’évaluation et à orienter les décisions qui façonneront les deux dernières années de mise en œuvre du PND 2022-2026.
L’organisation de cet atelier avec l’appui du PAGIR s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la gouvernance publique, de la culture de la performance et de la gestion axée sur les résultats promus par le Gouvernement de la République du Congo avec le soutien de la Banque mondiale.

Le prochain plan national de développement, a indiqué le ministre, devra, quant à lui, traduire cette ambition en priorité opérationnelle, en programme, en projet et en réformes concrètes pour les cinq années à venir afin d’inscrire l’action publique dans une trajectoire plus cohérente, plus ambitieuse et plus durable. L’un des points d’attention que cet exercice devra permettre d’approfondir porte sur la nécessité de mieux hiérarchiser les priorités, de concentrer les efforts sur les projets véritablement structurants et de les accompagner par les réformes nécessaires afin d’en renforcer l’impact sur l’économie et les conditions de vie des populations.
En rappel, le PAGIR accompagne les réformes visant à accroitre I‘ efficacité de la mobilisation des ressources domestiques et de la gestion des dépenses publiques, avec un accent particulier sur les secteurs de la santé et de l’éducation.
Photo a la une: La photo de famille des participants après la cérémonie de lancement e l’atelier
Photo 2: Le ministre ouvrant les travaux
Photo 3: Une vie des travaux




