Après la disparition de son ami d’enfance de toujours, Firmin Ayessa, l’ancien président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), Philippe Mvouo, a quitté la terre des vivants à l’aube du 18 février 2026, à la suite d’une longue maladie, au CHU d’Orléans en France, où lui étaient prodigués des soins, depuis 2022.
Né le 14 septembre 1951 à Kellé, situé dans le département de la Cuvette-Ouest, Philippe Mvouo a effectué ses études primaires à l’école catholique de la même localité avant de les poursuivre au Séminaire Saint PX de Makoua où il aurait sans doute fait la connaissance deà Firmin Ayessa, puis au lycée Savorgnan De Brazza. De ce fait, sa réussite lui permet d’intégrer le Centre Supérieur d’études de Brazzaville ( CESB) et de continuer ses études spécialisées au Centre d’études de la langue française à Bordeaux, en France.
A ce titre, ce cursus scolaire lui permet d’enseigner, tour à tour, au CEG de Mossendjo, au CEG de la paix, et au lycée de Gamboma. A cet effet, Philippe Mvouo perpétue sa profession d’enseignant de français en Angola et au lycée de la Révolution.
Dans cette perspective, cette carrière professionnelle lui aura permis d’épauler une carrière politique, tout en occupant de 1997à 1999 le poste de Directeur de cabinet du Ministre de la Santé et de l’action humanitaire et membre du bureau communal de la ville de Brazzaville, Secrétaire chargé de l’éducation ; de 1999 à 2002, conseiller au Cabinet civil du Président de la République, Denis SASSOU-N’GUESSO, chargé des études et de la planification ; de 2002 à 2007 Député de la circonscription unique de Kellé ; de 2002-2004 ministre des mines, de l’energie et de l’hydraulique ; de 2004 à 2006 ministre des postes et télécommunication ; de 2006 à 2007, Ministre de la péche et des ressources halieutiques, et enfin de 2012 jusqu’en aout 2025, Philippe Mvouo était Président du Conseil de la liberté de communication.
A ce titre, Philippe Mvouo était membre du Bureau politique et du comité central du parti congolais du travail. Malgré ses principes, l’ancien président du conseil supérieur de la liberté de communication n’a pas résisté à la longue maladie qui l’a finalement conduit à la mort.
Signalons que, ce qui marquait la valeur de Philippe Mvouo c’est la vitesse de projection de sa conscience subjective sur le terrain politique. Car, meilleur de sa génération au baccalauréat, Philippe Mvouo était parmi les enseignants les plus aimés de ses élèves par son éloquence et sa capacité à leur faire assimiler ce qu’il leur apprenait.
Issa BILAL-ECKY





