Générateurs de plusieurs activités, le secteur Agro pastoral à Dolisie a fait naître des bergers, un métier hors paire qui fait mieux vivre ceux qui s’y sont engagés.
Un métier, peut on croire, qui découle de l’une des délibérations du conseil municipal, interdisant les bêtes en vagabondage dans la ville ( moutons, Chèvres, cochons), pouvant être à l’origine des accidents de circulation et d’autres conflits entre éleveurs et Maraîchers qui, quelques fois, vont au delà des chefs de quartiers.
Terre fertile et propice à l’agriculture, il n’est pas rare de croiser, à Dolisie, aux coins des avenues, rues et dans des parcelles, des sillons de légumes destinés à la consommation ou et surtout à la commercialisation, surtout lorsqu’il s’agit de la ciboule, maïs , arachides et autres légumes qui ravitaillent d’autres départements et villes du pays, notamment, Pointe Noire et Brazzaville.
Le comble est que ces légumes sont saccagés en partie par ces bêtes qui se retrouvent dans les rues et avenues, saccageant tout sur leur passage, jusque dans des parcelles non clôturées, provoquant de ce fait des conflits éleveurs _ Maraîchers, qui se soldent par des querelles, amendes ; voire l’abattage des bêtes, mettant ainsi à mal le bon voisinage et le vivre ensemble.
Et pour y remédier, d’une part, les Maraîchers ont opté pour des clôtures de fortune de leur surface aménagée avec tout ce qui leur passe par la main ( moustiquaires, pagnes usés, palmes,etc…).
Et d’autre part, ces bergers sortis pour la cause, leur rôle, faire sortir le bétail, le conduire vers les espaces verts pour le pâturage, brouter et les ramener le soir à leur lieu de résidence.
Et si pour certains ce métier est bénévole, puisque c’est familial, pour d’autres, il est un véritable gagne-pain puisqu’ils sont rémunérés chaque fin de mois. Ici, ces bergers sont engagés par des éleveurs avec un contrat de paie à la base..
Et de la conversation eue avec l’un d’eux, ce métier s’apprend dans le temps en commençant par approcher le bétail, en l’apprivoisant avec des gestes simples comme les nourrir à la main.
Un métier noble, hier, l’apanage des Ouest Africains, qui nourrit bien ceux qui l’exercent à Dolisie et qui peut bien susciter des vocations auprès de bien d’autres jeunes, partout dans le pays.
Ne dit-on pas que ,<<vouloir c’est déjà faire un pas en avant ? >>.
Edgard MAZILA





