Le sport congolais, en général, et le football, en particulier traverse une crise profonde. Des échecs à répétition, des compétitions mal organisées, des infrastructures sous exploitées, des critiques à l’encontre de certaines personnalités ; telle est la lecture faite par le premier ministre lors de la quinzaine du gouvernement .
Le football congolais sombre dans une crise qui a pour non échecs répétés, le premier Ministre, Anatole Collinet Makosso, invite à un débat dépassionné, fondé sur la transparence, la responsabilité partagée et des réformes structurelles. Le premier ministre rejette la personnalisation du débat et rapelle que l’État ne s’est jamais interféré dans la gestion des fédérations sportives.
<<Les Fédérations, dont la Fécofoot, travaillent en toute autonomie>>, a- t-il affirmé. Rappelant que le rôle du gouvernement est avant tout de réguler, de veiller et d’investir dans les infrastructures tout en répondant devant le peuple. Le premier ministre souligne un paradoxe ; lorsque les performances sportives sont médiocres, l’État est mis en cause ; mais dès qu’il tente d’exercer un droit de regard sur ce qui ne marche pas, la non ingérence est brandie. Or, a- t-il rappelé, le gouvernement demeure responsable lorsque des compétitions internationales ne peuvent pas se tenir, notamment en raison des problèmes d’homologation de stade.
Pour le premier ministre Anatole Collinet Makosso, les échecs à répétition des Diables Rouges révèlent un problème structurel. Les Fédérations rencontrent des difficultés réelles , les clubs aussi, et l’Etat n’est pas exempt de responsabilité. Il a rappelé qu’à certaines périodes, notamment entre 2012- 2013, des ressources publiques avaient été mises à la disposition des clubs , avant que ces efforts ne s’essoufflent. En période de crise, a-t-il insisté, toutes les parties prenantes devraient mutualiser leurs efforts, dans l’intérêt supérieur du football national, comme antidote; il propose de repartir sur les nouvelles bases. En appliquant strictement les orientations du gouvernement inscrites dans le code du sport et le code d’éthique. Selon le premier ministre, la crise actuelle de la Fécofoot trouve son origine au sein des clubs dans leur gouvernance, la qualité des compétitions et des championnats. Une situation qui s’est progressivement complexifiée et qui ne peut être imputée ni au ministère des sports ni au gouvernement seul.
Patrimichel SAH





