Le préfet du département de Brazzaville, Yves Bodler Ngongo, est décédé le 9 octobre dernier, des suites d’un malaise, a-t-on appris. Annoncée avec insistance sur les réseaux sociaux, la nouvelle de la disparition inopinée du préfet de Brazzaville a été confirmée quelques heures après, par un communiqué du ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. << Le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a le profond regret d’annoncer à l’opinion nationale le décès inopiné de Monsieur Yves Bodler Ngongo, préfet du département de Brazzaville, survenu ce vendredi 9 octobre à Brazzaville. En cette douloureuse épreuve, le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, au nom du gouvernement de la République, s’incline avec respect devant la mémoire de ce grand commis de l’Etat et adresse ses sincères condoléances à l’ensemble du personnel de l’administration du territoire durement éprouvé, à la famille de l’illustre disparu et à ses proches >>, a écrit le directeur de cabinet, Brice Rhode Mbon.
Nommé le 19 août, l’illustre disparu avait été installé dans ses fonctions par le ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation le 28 du même mois. Il n’a exercé à ce poste que pendant une quarantaine de jours. Né le 20 mai 1962 à Sembé, dans le département de la Sangha, Yves Bodler Ngongo fut un colonel des Forces armées congolaises à la retraite. Ancien enfant de troupe de la promotion Amílcar-Cabral (1975-1982), cet officier de commandement et diplômé d’état-major a occupé plusieurs postes, dont celui de chef de cabinet du commandant de la Zone militaire de défense (ZMD) n°1 de 2004 à 2011. Il fut également directeur interdépartemental des renseignements militaires de la ZMD n°1 Kouilou/Pointe-Noire de 2013 à 2022.
Avant d’être nommé préfet de Brazzaville en août dernier, il occupait les fonctions de sous-préfet du district de Tchiamba-Nzassi (Pointe-Noire). Lors de sa prise de fonction, Yves Bodler Ngongo s’était engagé à mettre sa riche expérience au service de Brazzaville, tout en insistant sur la restauration de l’autorité de l’Etat. <<Ma mission sera donc claire : servir l’État, garantir l’autorité de l’État dans le département, préserver l’ordre public et renforcer la proximité entre l’administration et les citoyens >>, s’engageait-il.
Il promettait également d’être ferme face à l’incivisme, à la violence et à toutes les atteintes à la tranquillité publique. << Il ne peut pas y avoir de développement durable sans sécurité ni de véritable progrès, sans discipline collective. Gouverner Brazzaville, c’est écouter Brazzaville. C’est pourquoi mon action reposera sur la concertation, la proximité et la coopération avec la municipalité, les administrateurs maires d’arrondissement, et éventuellement les chefs de quartier, ainsi qu’avec toutes les forces vives du département de Brazzaville >>, déclarait-t-il.
Une feuille de route qu’Yves Bodler Ngongo ne va plus mettre en œuvre à cause de la mort qui l’a farouchement emporté à l’âge de 64 ans, alors qu’il venait d’assister à la cérémonie d’inauguration du complexe scolaire Angola-Libre, dans le Premier arrondissement de Brazzaville, Makélékélé. Divin Parfait Wilfried DOUNIAMA.