La communauté congolaise invitée à militer pour l’intégration de la femme

L’ONG Avenir Nepad a lancé une série de café citoyenne, le 29 juillet dernier à Brazzaville, dans la salle de conférence du campus numérique, situé en diagonale du bâtiment de l’école normale supérieure (Ens). Cette conférence, animée par l’historienne Scholastie Dianzinga a misé sur le leadership féminin en politique

Tous les êtres humains sont égaux et jouissent de mêmes droits et devoirs. Seulement, la femme semble être reléguée au second plan. Car, plusieurs d’entre elles ont lutté pour l’essor du pays dans plusieurs domaines. La lutte des indépendances, la pacification du pays, les négociations des accords avec les pays amis, etc. pourtant, on ne parle que d’hommes comme « pères de l’indépendance » et non de femmes en qualité de « mères de l’indépendance ». Ce qui prouve l’égocentrisme de l’homme au détriment de la femme. Or, La femme congolaise a été au centre du processus de pacification du pays, lors de la guerre fratricide du 5 juin 1997 en militant aux côtés des hommes pour « la mise en place du gouvernement dite 40/60 découlant de la marche pacifique du 22 décembre 1997 » avec pour point de départ le boulevard Alfred Raoul.

Bien que le Congo dispose d’un arsenal juridique fourni avec des lois valorisant la femme, celle-ci reste dévalorisée à cause de l’inapplication de ce dispositif juridique. Un fait qui affaiblit la promotion de la femme. La représentative des femmes sur les listes électorales peine à être respectée par les Etat-major des partis politique. La femme se livre désormais au clientélisme politique et semble être sans vision, sans compétitivité, sans offre probante, sans engagement et donc sans objectif claire, nette, mesurable et réalisable dans le temps.

La conférence a exhorté les participants sur l’importance du choix de la stratégie dans la lutte et l’engagement citoyen. Les initiatives des femmes sont souvent étouffées par les hommes qui veulent toujours la supériorité. A l’hémicycle, Il est difficile, affirme-t-elle de voir un projet de loi proposé par une femme aboutir faute de stratégie. Elle pense que le courage et la discipline sont des atouts pour des résultats probants. C’est pour cette raison que l’historienne invite la communauté à militer pour la bonne gouvernance et de travailler en commun accord pour l’intégration de la femme. Pour elle, l’amélioration de la gouvernance est l’unique point fort pour le changement de mentalité.

Pourtant, l’entrée de la femme dans les sphères de prise de décisions serait une avancée significative dans la gestion de la chose publique ainsi que dans la formation des jeunes. La femme, en tant que mère nourricière, militerait pour le bien-être de tous et l’évolution de son pays.

Présente à cette tribune citoyenne, la présidente nationale du collectif Lamuka, Gustavie Louzolo, a plaidé pour la formation des personnes vivant avec handicap (PVH) afin de faciliter leur intégration et leur promotion.

Ghodelgi NANITELAMIO

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