Héliodore Francis Alex Gouloubi : « Investir dans le numérique, c’est investir pour le développement de l’Etat »

Le directeur général de l’Agence de développement de l’économie numérique
(Aden), Héliodore Francis Alex Gouloubi, a présenté le 16 juillet, à la Commission
économie, finances et contrôle de l’exécution du budget de l’Assemblée nationale,
la Taxe sur les nouveaux terminaux à cartes Sim. Dans une interview accordée à
la presse, il est revenu sur l’opérationnalisation des dispositions relatives à cette
taxe.
La Nouvelle République (La NR): Pourquoi l’institution de la Taxe sur les nouveaux
terminaux numériques à cartes SIM ?
Héliodore Francis Alex Gouloubi (HFAG) : Cette taxe s’inscrit dans la volonté de
l’Etat de doter notre pays de ressources dédiées au développement de l’économie
numérique. Les recettes générées permettront de financer des projets structurants tels
que l’amélioration des infrastructures numériques, le renforcement de la connectivité, le
développement des services numériques et la modernisation de l’administration
publique. Il s’agit donc d’un investissement pour l’avenir numérique de notre pays.
La NR : Qu’entendez-vous par opérationnalisation de la taxe sur les nouveaux
terminaux numériques à cartes SIM?
HFAG : L’opérationnalisation consiste à mettre en œuvre, de manière effective, les
dispositions prévues par la loi. Cela implique la mise en place des procédures de
déclaration, de paiement et de contrôle, ainsi que des mécanismes de gestion
transparente, efficace et équitable de cette taxe par tous les acteurs concernés.
La NR: Cette taxe entraîne-t-elle une augmentation automatique du prix des téléphones
pour les consommateurs ?
HFAG : Non. Il est important de lever toute confusion. Cette taxe est due lors de
l’importation des nouveaux terminaux numériques concernés. Elle ne signifie pas
automatiquement une augmentation du prix de vente des téléphones aux
consommateurs. Les prix pratiqués sur le marché restent déterminés par plusieurs
facteurs commerciaux. Il est donc inexact d’affirmer que cette mesure entraîne
systématiquement une hausse du coût des téléphones.
La NR: Quels sont les terminaux concernés ?
HFAG : Investir dans le numérique, c’est investir pour le développement de l’Etat. Cette
taxe est un gage de développement pour l’avenir numérique de l’Etat. La mesure
concerne les nouveaux terminaux numériques équipés d’une carte SIM, notamment les
téléphones mobiles, les tablettes, les modems et certains autres équipements
connectés importés sur le territoire national. Les appareils déjà en circulation ou déjà
utilisés ne sont pas concernés.
La NR : Quel message adressez-vous aux importateurs et aux citoyens ?
HFAG : Nous invitons les importateurs à respecter les procédures établies et à travailler
en étroite collaboration avec les services compétents. Quant aux citoyens, nous
souhaitons les rassurer que cette réforme vise avant tout à soutenir le développement
du numérique au Congo. Elle permettra de financer des projets qui bénéficieront à
l’ensemble de la population, en améliorant l’accès aux services numériques, la
connectivité et l’innovation.
La NR: Et pour conclure ?
HFAG: Cette réforme ne constitue pas une contrainte, mais un levier de développement.
En structurant davantage le secteur numérique et en mobilisant des ressources pour
des investissements stratégiques, le Gouvernement pose les bases d’une économie
numérique plus performante, plus inclusive et plus compétitive au service de tous les
Congolais.

Propos recueillis par Divin Parfait Wilfried Douniama

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