La République du Congo et la France ont commémoré, le 18 juin 2026, le 86e anniversaire de l’Appel du 18 Juin 1940, lancé depuis Londres, par le général Charles de Gaulle. À cette occasion, une cérémonie de recueillement s’est tenue au Square De Gaulle, situé dans le deuxième arrondissement de Brazzaville, Bacongo.
Les autorités françaises et congolaises ont procédé au dépôt de gerbes de fleurs en mémoire de cet événement historique qui marque le début de la résistance française face à l’occupation allemande durant la Seconde Guerre mondiale.
La cérémonie y relative a été patronnée par le chef d’état-major général des Forces armées congolaises, le général de division Guy-Blanchard Okoï, en présence de l’ambassadrice de France au Congo, Claire Bodonyi, ainsi que du maire de Brazzaville, Dieudonné Bantsimba. Plusieurs ambassadeurs accrédités au Congo, des officiers du haut commandement militaire et de nombreuses personnalités civiles et militaires ont également pris part à cette commémoration.
Sobre mais riche en symboles, la cérémonie a rappelé l’importance de l’Appel du 18 Juin dans l’histoire de la France libre et dans les liens historiques qui unissent la France et le Congo. Le capitaine Thierry, Garrigue du Détachement d’appui à la coopération, de la sécurité et à la défense, a replongé l’assistance dans le célèbre discours du général de Gaulle, un message qui souligne la résistance et la mobilisation, malgré la débâcle militaire de l’époque.
<<Rien n’est perdu pour la France . Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire, car la France n’est pas seule, elle n’est pas seule, elle a un vaste empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’empire Britannique qui tient la Mer et continue la lutte. Elle peut comme l’Angleterre utiliser sans limite l’immense industrie des États- Unis. Cette guerre n’est pas limitée aux territoires de notre malheureux pays, cette guerre n’est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre, est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards toutes les souffrances n’empêchent pas qu’il y ait dans l’univers tous les moyens pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pouvons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là. Moi, général De Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoires Britanniques ou qui viendraient à s’y trouver avec leurs armes ou sans leurs armes ; j’invite les ingénieurs ou les ouvriers spécialisés des industries d’armements qui se trouveraient en territoires Britanniques ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi. Quoiqu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra jamais,>>, a lu le capitaine Thierry Garrigue .
L’un des temps forts de cette cérémonie a été la distinction honorifique décernée au capitaine de vaisseau Jean-Bruno Ngouono. L’officier congolais a été élevé au grade d’officier dans l’Ordre du Mérite national des mers et des fleuves par les autorités françaises, en reconnaissance de son engagement et de sa contribution à la coopération entre les deux pays.
À travers cette commémoration, la France et le Congo ont une nouvelle fois réaffirmé leur attachement aux valeurs de mémoire, de courage et de résistance incarnées par l’Appel du 18 Juin 1940.
Flore Somboko
