Brazzaville a accueilli, le jeudi 28 mai 2026, une séance de vulgarisation consacrée à la taxe sur les nouveaux terminaux numériques à cartes SIM, instituée par la loi de finances n°42-2025 du 11 décembre 2025 pour l’exercice 2026. Organisée par l’Agence de Développement de l’Économie Numérique (ADEN), la rencontre a réuni plusieurs acteurs institutionnels, opérateurs économiques, importateurs, transitaires et représentants du secteur privé.
Dans son allocution, le directeur général de l’ADEN, Héliodore Alex Gouloubi, a présenté cette réforme comme << un instrument stratégique destiné à accompagner la transformation numérique du Congo >>. Selon lui, cette taxe permettra de << financer les projets numériques, renforcer les infrastructures technologiques et soutenir les initiatives de transformation digitale engagées par l’État >>.
L’ADEN a également insisté sur les difficultés observées dans le secteur, notamment l’absence de données fiables, les circuits informels, la contrebande active et le manque de traçabilité des terminaux numériques.
Pour les autorités, cette réforme vise à << identifier tous les nouveaux terminaux numériques entrant sur le territoire national >> et à << mieux réguler le secteur >>.
Les modalités de paiement ont également été précisées. Les importateurs devront déclarer les terminaux et s’acquitter de la taxe auprès de l’ADEN, tandis que les usagers devront enregistrer leurs appareils avant paiement, via Mobile Money ou Airtel Money.
L’ADEN a enfin rappelé que << le justificatif de paiement sera obligatoire pour le dédouanement des appareils >> et que les terminaux non déclarés pourraient être bloqués sur les réseaux télécoms.
Doriana Jennifer ANTSIO





