En novembre prochain, les pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie devront élire un nouveau secrétaire général.
C’est dans cette optique que la République démocratique du Congo se mobilise déjà derrière sa candidate, en la personne de Juliana Lumumba Amato.
Celle-ci a été reçue en audience par le Président de la République Denis Sassou-N’Guesso, à la résidence du Plateau, dans l’après-midi, ce mardi 31 mars 2026.
Porteuse d’un message du Président Félix Antoine Tshisekedi à son homologue de la République du Congo, Juliana Lulumba Amato à échange avec
» comme le ministre l’a dit, il est tout à fait normal de venir ici, voir le doyen, le Président Denis Sassou-N’Guesso, parce que non seulement nous ne sommes pas seulement de la même famille, nous sommes un même peuple avec la même culture et nous sommes des frères de sang et de cœur.
Nous venons de très loin et moi qui suis la fille de Patrice Emery Lumumba, qui a toujours appelé le États Unis d’Afrique, nous ne pouvons que venir vers le chantre du panafricanisme, qu’est le Président Denis Sassou-N’Guesso, pour demander non seulement sa bénédiction, non seulement son soutien, non seulement ses conseils, mais surtout c’est surtout nous porter vers la francophonie, qui devrait être et qui a été ce qu’elle était », a déclaré Juliana Lumumba Amato.
La candidate de la République démocratique du Congo a expliqué sa vision de la francophonie, « une francophonie plus vivante, une francophonie unie, une francophonie plus inclusive. Une francophonie des peuples, une francophonie qui sorte de la routine internationale, qui est tout à fait normal. Nous voulons une francophonie des peuples nous voulons redynamiser la francophonie ».
Plus profondément, la candidate congolaise souhaite une francophonie empreinte de grandeur, d’ouverture, d’unité, de solidarité.
Pour elle, il est important d’aller vers les autres, de manière à favoriser des rencontres intercultuelles.
» Parce qu’il y a une diversité absolument fantastique dans cette francophonie. Cette diversité doit être faite par des rencontres entre nous. Nous devons institutionnaliser ces rencontres, pour qu’on se connaisse mieux, pour qu’on soit plus solidaires, pour qu’on se voit mieux dans le regard de l’autre, c’est important le choix de de l’autre », a-t-elle expliqué.
Juliana Lumumba Amato à fait part de son projet, celui d’unir la pharmacopée traditionnelle et médecine moderne, « afin de créer des industries pharmaceutiques modernes, qui unissent notre savoir ancestral qui fonctionne, qui nous rassemble ».
Lors de son entretien avec le Président Denis Sassou-N’Guesso, la question de la fracture numérique à été également abordée. Étant donné que 65 % de la francophonie étant africaine, il faudrait voir dans quelle mesure diminuer cette fracture, avec une jeunesse africaine qui aspire au développement des États.
Dans la même perspective, pour la candidate de la RDC au poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie, il serait nécessaire d’y associer le combat pour relever le taux d’alphabétisation. Elle a évoqué comme solution, la mobilité intellectuelle, la mobilité des valeurs, la mobilité des créateurs.
Sa philosophie, la francophonie des peuples par les peuples, « C’est là que nous allons retrouver notre dignité africaine et nous allons aller de l’avant, là où la francophonie a toujours été et qui ne devrait jamais descendre de là », a-t-elle ajouté.
Il faut signaler que la candidate de la RDC était en compagnie du ministre Crispin Mbadu Phandzu, monstre délégué près de la ministre des Affaires étrangères et de la diaspora. Il a expliqué qu’il était inévitable d’entamer leur campagne d’adhésion
par la République du Congo, pour solliciter l’appui et les orientations du patriarche et « chef de famille », le Président Denis Sassou-N’Guesso.
A savoir que Juliana Lumumba Amato, fille de l’homme politique Patrice Emery Lumumba, a été ministre de la francophonie sous la présidence de Joseph Kabila.
A noter que la prochaine élection du nouveau Secrétaire général de l’OIF est prévue pour novembre de l’année en cours, au Cambodge, en Asie.
Pour rappel, l’actuelle dirigeante de cette organisme international est la Rwandaise Louise Mushikiwabo.
A titre indicatif, l’Organisation internationale de la Francophonie, basée à Paris, en France, met en œuvre la coopération multilatérale francophone, au service de ses 90 États et gouvernements.
Audrey Fleur Galiba, Presse présidentielle.
