Le conseil de la Fédération International de Football Association (FIFA), vient de se saisir de la situation que traverse le football congolais depuis la levée de la sanction.
Au coeur des débats du conseil figurent plusieurs points de frictions majeures, notamment les modifications imposées sur le format du championnat national et l’annulation contestée des dernières assemblées générales de la Fédération Congolaise de Football. La FIFA examine de près les interventions extérieures qui paralysent le fonctionnement normal de l’institution, y compris les décisions administratives ayant conduit à la fermeture des infrastructures sportives. Ces actions sont prises par Zurich , comme une violation directe de l’autonomie des associations membres, un principe non négociable de règlement international. L’aspect le plus préoccupant de cette crise réside dans l’escalade judiciaire visant les hauts responsables de la Fécofoot, les poursuites engagées par la justice ordinaire contre le président de la Fédération, son secrétaire général ainsi que les membres du comité exécutif constituant aux yeux de la FIFA, une ligne rouge. L’instance mondiale privilégie systématiquement les chambres de résolution internes et le tribunal arbitral du sport ( TAS), considérant tout recours aux tribunaux civils pour des affaires de football comme intrusion inacceptable. L’issue de cette réunion extraordinaire fait peser une menace sérieuse sur l’avenir sportif du pays. Si le conseil de la FIFA juge que l’indépendance de la Fécofoot est irrémédiablement compromise, le Congo s’expose à des sanctions sévères, pouvant aller jusqu’à une suspension de toutes les compétitions internationales. Une telle décision isolerait le football congolais, privait ses clubs et ses sélections nationales de toute activité officielle sur la scène continentale et mondiale.
Patrimichel SAH
